Thursday, March 22, 2012

La Maison VII ou la rencontre avec son autre "moi"


La Maison VII est opposée à l’Ascendant (ou Maison I) autour du thème astral. Si la première Maison représente le moi intime et profond dérivé de la volonté personnelle de l’enfant de sortir du ventre de sa mère pour affronter la vie, ce même moi est rapidement confronté à son entourage de différentes manières (voir Maison II à VI) jusqu’au moment où il rencontre concrètement « l’autre » puis « les autres ».

La Maison VII est le reflet de la Maison I, sa polarité. C’est pourquoi elle fournit des informations très utiles sur la façon dont « on se voit dans la glace » et dont ont transfert cette image dans les relations humaines. En d’autres termes, une personne Ascendant Bélier se voit comme une Balance, ce qui explique qu’elle n’est souvent pas consciente des caractéristiques du Bélier dont elle est pourtant profondément investie. La même règle s’applique à tous les autres signes du zodiaque.

Ce reflet dans la glace peut être également perçu comme un « rêve », l’Ascendant Bélier souhaitant plus ou moins ouvertement ressembler à une Balance, tendant alors à se comporter afin de donner cette image dans ses relations intimes. En fait, loin d’être si agressif et impulsif qu’il en a la réputation, l’Ascendant Bélier s’évertue plus souvent à préserver l’équilibre et l’harmonie dans les rapports humains que l’Ascendant Balance, qui s’exprimera dans l’esprit du Bélier.

Ceci pour vous expliquer qu’il ne faut jamais préjuger du tempérament par l’analyse de l’Ascendant. Il semble que ce signe représente effectivement la « vraie personnalité », mais sans qu’elle soit nécessairement dominante dans les relations humaines.

On ne se voit jamais dans un miroir tel qu’on est vraiment. Morphologiquement, tous les traits sont inversés. Lorsque je suivais mes études à l’école d’Art, Rue Madame à Paris, on nous apprenait à voir les défauts de symétrie des travaux réalisés, en examinant leur reflet dans une glace. Plus tard, lorsque je me suis intéressé à la graphologie, j’ai eu l’idée d’observer les textes que j’analysais d’après leur reflet dans un miroir. Je fus surpris de constater que certains mots vus à l’envers étaient écrits très différemment des autres, bien qu’ils ne se remarquent pas dans le texte à l’endroit. J’ai ainsi mis une technique au point, car en alignant ces mots et en les réorganisant si nécessaire, j’obtenais des phrases clés qui dépeignaient très bien les principaux traits ou problèmes de la personne concernée. Ces mots clés déclenchaient des réactions émotionnelles subtiles et probablement inconscientes, qui changeaient sensiblement la façon de les écrire…

La Maison VII, vue sous cet angle, fourmille d’indices au sujet de cet autre moi qui sommeille au fond de chacun d’entre nous. La position de son ou ses maître(s) et les aspects relevés avec d’autres astres et leurs liens avec d’autres Maisons du thème, permettent de comprendre comment le natif se comporte avec ses proches et surtout « pourquoi ».

Le maître de Maison VII dans la Maison I indique que le natif utilise le relationnel par besoin d’identification personnelle.

En Maison II, les rapports avec autrui sont soit altruistes, soit égoïstes, selon les aspects impliquant le maître de Maison VII ici.

En Maison III, on note une grande recherche de fraternité et de communication. L’autre peut devenir un moteur ou un carburant intellectuel.

En Maison IV, le besoin de l’autre est essentiellement lié au concept de la famille. Le natif se comporte avec l’autre pour satisfaire un fort besoin d’identification au milieu d’origine.

En Maison V, l’approche du relationnel est basée sur l’amour, la créativité, l’art ou les enfants. Le natif s’affirme ou se réalise sentimentalement dans son relationnel.

En Maison VI, le travail, le sens des responsabilités et la santé sont les éléments catalyseurs. Si l’autre n’a « pas besoin » du natif d’une façon prédominante, la relation perd tout son intérêt.

En Maison VII, le choix de l’autre dans le relationnel s’effectue essentiellement à travers le besoin de s’identifier à l’image du moi renvoyer par le miroir de la vie.

En Maison VIII, l’autre devient un moyen d’exprimer la sexualité, de transcender l’acte physique ou de connaître l’autre côté de la vie (par le décès prématuré du conjoint, par exemple).

En Maison IX, le natif transfert dans le relationnel ce qu’il recherche sur le plan philosophique ou spirituel, ainsi que son intérêt pour les cultures et pays étrangers.

En Maison X, la relation est perçue sous l’angle de l’ambition sociale et du statut dont rêve le natif, mais qu’il n’atteindra pas nécessairement (selon les aspects impliquant le maître de Maison VII dans son thème).

En Maison XI, le natif s’affirme sur le plan social, d’un point de vue humain et géographique.

En Maison XII, la relation a parfois besoin d’être vécue dans le secret (adultère) mais également comme un moyen d’introspection, d’auto-analyse ou d’évolution karmique.

Ces quelques notions succinctes ne sont évidemment qu’une ébauche rapide du rôle de la Maison VII selon la position de son maître. Les aspects qui l’impliquent fournissent d’autres indices précieux. Le miroir de l’âme donne naissance à toutes sortes de réflexions plus ou moins métaphysiques. « D’où viens-je ? Où vais-je ?» sont les deux grandes questions. La réponse est dans la Maison VIII, qui fera l’objet de l’article suivant à paraître prochainement sur ce site.

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